Sécurité alimentaire

Un projet pour introduire des variétés de blé résilientes au Ghana

2.04.2025, 07:02

L’Initiative pour le blé au Ghana, pays qui importe tout son blé, constitue « une étape majeure » vers le renforcement de la sécurité alimentaire nationale.

Le Ghana a lancé une initiative visant à introduire la culture de variétés de blé à haut rendement, résilientes et adaptées aux conditions agricoles locales pour renforcer sa sécurité alimentaire et réduire les importations.

Cette initiative a été lancée par l'Institut de Recherche sur les Cultures du Conseil pour la Recherche Scientifique et Industrielle (CSIR-CRI), un organisme public, en collaboration avec Arima Farms, une entreprise agricole commerciale basée à Accra.

Le projet comprendra des activités de sélection et d'amélioration des semences, de formation et de renforcement des capacités des agriculteurs, ainsi qu'une collaboration avec l'industrie. Il permettra de mettre en place une chaîne de valeur garantissant l'accès au marché pour le blé produit localement.

Le Ghana importe pour plus de 400 millions de dollars de blé par an, en raison de la consommation croissante de produits à base de cette céréale. La dépendance du pays aux importations, selon le CSIR-CRI, rend le pays vulnérable aux perturbations de la chaîne d'approvisionnement mondiale et aux fluctuations des prix.

« La forte dépendance du Ghana à l'égard des importations de blé n'est pas viable à long terme », a déclaré le directeur du CSIR-CRI, Maxwell Darko Asante. Cette initiative est susceptible de garantir « un approvisionnement stable et local de cette céréale essentielle », a-t-il ajouté.

D'après le Département américain de l’Agriculture, tout le blé disponible sur le marché ghanéen est importé. Cette même institution prévoit que les importations de blé au Ghana pour l'année commerciale 2024-2025 atteindront 850 000 tonnes, un chiffre en augmentation par rapport à l'année précédente.

En 2024, le Ghana a enregistré de mauvaises récoltes dues à la sécheresse. En août de la même année, le gouvernement a interdit temporairement les exportations de maïs et de riz, dans le but d'assurer la sécurité alimentaire nationale.